Souvenirs persistants [Unfaded Memories]

Par Lara Gemini Poet

J’ai vu ton ombre en bas qui m’a dit bonjour de la main

alors que mon âme ne réussit toujours pas à dire au revoir.

Elle est restée là, debout,

adossée au même mur où je t’avais plaquée pour t’embrasser, étrennant ainsi notre nouvelle maison.

Tu m’as dit que j’avais les lèvres sèches, tu m’as fait un sandwich au fromage

sur une chaise parce que la table de la cuisine était pleine de cartons que nous n’avions pas ouverts depuis dix jours

Pendant ces dix jours, nous avons dormi sur un sol froid, en attendant notre lit

et pourtant nous avons réussi à faire l’amour comme si nous flottions sur des eaux silencieuses.

Je me réchauffais entre tes cuisses qui enveloppaient ma taille,

tes lèvres brûlant mon désir lascif avec un baiser de fumeuse

jusqu’à ce que je plane – d’amour.

Sous tes mains qui enlèvent mes vêtements à la hâte je sens toute en sueur le désir s’éveiller au fond de moi

toi qui me disais que tu m’aimais au-delà de ta propre existence –

la passion est une tache qui dure plus longtemps que la vie d’un ciel bleu

tu me manques encore comme si tu étais morte hier chérie…

je t’aime encore comme si je venais de te voir

même si ça m’a pris trois mois pour que je te dise ‘je t’aime’,

et le lendemain tu avais trouvé tous ces poèmes et ces lettres que je t’avais écrits.

Je les ai aussi retrouvés dans ta boîte à chaussures, avec des lettres que tu ne m’as jamais données.

Tu écrivais, mes yeux ont la forme de galets et quand je suis en colère

mes lèvres tremblent comme une peau parcourue de frissons.

Tu disais que lorsque je te tenais dans mes bras ton âme pleure de bonheur

et que le jour où je te quitterais l’arc-en-ciel serait pareil aux mensonges de Noël.

J’ai lu tout ceci avec des larmes dansant sur mon visage

mon âme tremblant comme une femme en pleurs

je me suis traînée jusqu’en haut des escaliers et j’ai regardé mon esprit errant de coin en coin

cherchant Dieu et soudain je tombe sur ton ombre.

Elle m’a dit bonjour de la main alors que mon âme ne réussit toujours pas à dire au revoir.

Elle est restée là, debout,

adossée au même mur où je t’avais plaquée pour t’embrasser, étrennant ainsi notre nouvelle maison

tu m’as dit que j’avais les lèvres sèches, tu m’as fait un sandwich au fromage sur une chaise

parce que la table de la cuisine était pleine de cartons que nous n’avions pas ouverts.

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(traduction par Heloise)

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